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Paints On The Wall, 0. Prologue #LesEcrinautes

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Mon 25 November 2013

Je participe au challenge d'écriture #LesEcrinautes, qui consiste à écrire et publier régulièrement (dans mon cas 1 fois par mois) un texte de fiction.

Je vais donc débuter mes publications par une « nouvelle » en plusieurs chapitres que je suis en train d'écrire : Paints on the Wall. Je publierais chacun des chapitres ici, et je travaillerais sur une deuxième version, améliorée à partir de vos remarques, que je publierais ensuite. Vous pourrez retrouver tous les épisodes de la nouvelle sur cette page

Voici donc le prologue de ma nouvelle, Paints on the Wall.

 

John « Ship » Grey était un homme sans histoires. Cela venait peut être du fait qu'il était sans domicile fixe et que, de ce fait, les soucis des bobos du centre-ville ne le concernaient pas.

Il avait vécu une bonne partie de sa vie sur des bateaux — ce qui lui avait d'ailleurs apporté son surnom — et depuis qu'il avait remit les pieds sur la terre ferme, sa qualité de vie c'était malheureusement bien dégradée. Mais malgré son statut de sans-abri, on pouvait dire qu'il vivait relativement bien. Il avait établi son chez-lui sous un pont, à l'angle de la 28ème rue et de Colombus Street, sûrement pour que le nom de Christophe Colomb inscrit sur le panneau au dessus de lui lui rappelle ses souvenirs de marin et lui permette d'affronter la rudesse de la rue. Il avait passé plus de la moitié de sa vie dehors, plusieurs années sous ce pont, et pourtant cette situation lui convenait plutôt. Ce qui, disons le clairement, n'aurait pas été le cas pour tout le monde. Le pont au dessus de sa tête le protégeait de la pluie et de la neige, les immeubles qui bordaient les rues coupaient plus ou moins le vent, et il se rendait 2 fois par jour — 3 fois en hiver — dans une ancienne école maternelle 2 rues plus loin, reconvertie en cantine pour SDF.

Ce fût donc avec la plus grande surprise que Melinda Black ouvrit le refuge pour sans-abri dont elle s'occupait depuis qu'elle était à la retraite. Quand elle découvrit la rue vide, elle ne pu qu'imaginer le meilleur pour Ship, cet homme qu'elle voyait tous les jours depuis des années. Il avait enfin écouté ses conseils, et avait quitté la ville pour aller essayer de gagner sa vie ailleurs, sûrement à la campagne, là où survivre serait moins dur pour un homme sans ressources. Elle s'affaira alors à préparer la salle pour l'arrivée des premiers occupants, comme elle le faisait tous les matins, enjouée de savoir que la vie de John serait désormais meilleure.

Bien loin des attentes de Melinda, à quelques rues de là, un jeune homme d'une trentaine d'années, pas sportif pour deux sous, courrait à perdre haleine en entrainant son bouledogue français à sa suite, pendu au bout de sa laisse. Pourquoi diable avait-il fallu que ce chien choisisse de s'arrêter pisser ici alors que la rue sous ce pont regorgeait de lampadaires ? Il comprenait mieux maintenant pourquoi ce bougre ne s'était pas réveillé quand son chien avait commencé à lever sa patte au dessus de lui. Gisant dans son sang, un trou béant au milieu du crâne, le pauvre sans-abri n'était plus vraiment en état de réagir.

Le premier chapitre est également disponible sur ce blog ici. >
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